Face à la maladie, la souffrance ou la mort, nous réalisons l’urgence de dire ou d’agir. Mais quelle est la meilleure manière de le faire ? Pour moi ce fut  de pratiquer le zen ou zazen.

Cette pratique remonte à l’époque du Bouddha...

Il y a 17 ans de cela, fortement impressionnée par la vue de moines et de nonnes assis en zazen dans un silence absolu lors d’une sesshin, je décidai d’en faire autant.

À présent  je souhaite  partager et faire connaître cette précieuse pratique par le biais du dojo que je dirige en Guadeloupe, grâce au soutien de Maître Kengan et de l’AZI, et par  la peinture.

C’est ainsi que  ce moine  pratiquant zazen  au clair de lune est apparu sur la toile. Puis le Bouddha, et, de fil en aiguille, j’ai peint des scènes qui m’étaient familières dans ma vie de nonne. Des moines assis devant leur mur ou debout dans la posture de kin hin (marche des moines qui se déplacent avec la puissance et la délicatesse du lion), le mudra cosmique, position des mains durant zazen, bref les postures bien connues
et inlassablement et joyeusement répétées par les  fervents pratiquants du zen  auxquels  j’avais envie de rendre un hommage par la présentation de ces tableaux.

La présente exposition est accompagnée de textes tirés du livre intitulé « ZEN » écrit par Michel Bovay,  Laurent Kaltenbach et Évelyn de Smedt, tous disciples de Maître Deshimaru, qui  introduisit le zen en Europe dès son arrivée en France en 1967.

Puissent ces tableaux vous apporter autant de plaisir que j’ai eu à les peindre, mais surtout vous donner l’envie au moins une fois dans votre vie d’actualiser l’expérience du recueillement pur et nu...