Gérard Pilet
La conscience hishiryo

« L'obscurité de l'ombre des pins dépend de la clarté de la lune. »

A partir de son zazen Shakyamuni, le Bouddha, peut observer les ombres fondamentales : la colère, l'avidité, l'ignorance.

L'ignorance dont parle le Bouddha n'est pas de nature intellectuelle. Ce n'est pas une ignorance que l'on dissipe en lisant des textes, en ingurgitant des livres, c'est l'ignorance de sa véritable nature, la non-réalisation de sa véritable nature. Qui suis-je ? la plupart des gens de manière consciente ou inconsciente s'identifie au corps ou bien aux pensées, aux émotions, aux sensations. Bouddha, sous l'arbre de la Bodhi, laissa passer ses pensées, ses émotions, ses sensations, laissa passer le moi du corps et ce laisser passer permit la manifestation d'une autre dimension. Les pensées naissent se développent et puis disparaissent. Les émotions de même, les sensations de même et le corps de même. Mais cette autre dimension qui se manifeste quand on laisse passer ne disparait pas. Bouddha l'appelait pour cette raison le Non-Né. Après la mort du Bouddha, on appela cela la Nature de Bouddha puis, encore après, la Conscience Hishiryo.