Vie du Dojo

Le Dojo Zen de Paris
est un lieu vivant.

La vie de notre Dojo s’articule principalement autour de l’espace de méditation au 1er étage, le lieu le plus important pour les pratiquants. Mais elle n’est pas limitée au zazen, elle s’étend au samu, à la couture du kesa et du rakusu, à la nourriture et à la lecture, à l’étude…

Méditer

Le Dojo à proprement parler, « lieu de la voie », est l’espace dédié à zazen, l’assise silencieuse. Il est aussi appelé zendo, salle de méditation. Selon maître Dogen, seules les personnes qui sont à la recherche de la vérité et qui rejettent l’attachement à la renommée et au gain peuvent y être admises (Shobogenzo, chapitre “Ju-undo-shiki” : Les règles du Dojo).
Cet espace est le cœur de notre Dojo, nous nous y réunissons lors des 17 séances hebdomadaires. Faire zazen ensemble, c’est partager ce bonheur dans le silence de l’intimité et réaliser notre unité profonde avec tous les êtres. Si l’on s’oublie vraiment soi-même, le lien entre soi et le cosmos devient transparent, sans contrainte, et notre conscience peut s’ouvrir sur la dimension infinie.
Ainsi, le Dojo est le lieu de rassemblement des bouddhas vivants. Il convient de soigner son comportement et de garder le silence pour ne pas déranger les autres pratiquants. Vous entrez dans la salle par le côté gauche et avec le pied gauche, en prenant soin d’enjamber la poutre en bois au sol. Vous vous arrêtez pour saluer, les mains jointes en gassho, puis vous avancez par le côté gauche pour aller prendre place devant le mur.

Travailler

Le samu est la pratique bénévole des tâches quotidiennes et des travaux manuels pour la communauté : cuisine, nettoyage, entretien du bâtiment…

Tout au long de l’histoire du Zen, le samu a eu une grande importance. Hyakujo Ekai (nom japonais de Baizhang Huaihai), un maître chinois du VIIIe siècle, a beaucoup insisté sur ce point de la pratique. Il déclarait :

« Un jour sans travail,
un jour sans manger. »

Une anecdote célèbre raconte que, alors qu’il était très âgé, ses disciples avaient caché ses outils pour lui éviter la fatigue. Il refusa de s’alimenter jusqu’à ce qu’on lui rende ses outils.

Le samu est le complément, la continuation du zazen.

À travers l’accomplissement des tâches les plus ordinaires, le samu permet de relier la pratique de la méditation à notre vie de tous les jours : être concentré, entièrement présent dans ce qu’on fait, et en même temps libre et serein.

Le samu, au Dojo Zen de Paris, est ouvert à tous les pratiquants. Un tableau placé au 1er étage, face au meuble à chaussures, permet de consulter la liste des tâches à effectuer. Si vous disposez d’un peu de temps, vous pouvez proposer votre aide.

Coudre

Le kesa est le vêtement du Bouddha. Les moines et nonnes le revêtent pour pratiquer zazen.
À l’origine il était constitué des tissus les plus souillés, abîmés et inutilisables, qui étaient lavés, teints et cousus ensemble.
Le kesa s’est transmis depuis le Bouddha jusqu’à nos jours, et il en va de même pour la couture du kesa.
Le rakusu est un mini-kesa porté sur la poitrine au moyen de bretelles.
La meilleure façon d’apprendre à coudre un kesa ou un rakusu, c’est par la transmission de quelqu’un qui en a l’expérience.
Cet art de coudre se transmet par la pratique collective de la sangha, comme le zazen.

Se nourrir

La nourriture, au même titre que l’eau et l’air qui nous entoure, est essentielle pour poursuivre la pratique, et préserver notre santé pour nous perfectionner sur la voie du Bouddha.

Tous les matins, après le premier zazen, les pratiquants mangent ensemble la genmai, soupe traditionnelle à base de riz complet et de légumes. « Nous devons réfléchir à la manière dont cette nourriture nous est parvenue, à tout ce qui y a contribué. Nous acceptons cette nourriture pour que celui qui donne, celui qui reçoit et ce qui est donné puissent être libérés de tout attachement et atteindre la libération avec tous les êtres sensibles » (Sutra des repas, chanté le matin avant de prendre la genmai).
D’autres repas ou buvettes sont régulièrement organisés, ce sont des moments de convivialité et d’échanges.

Retrouvez le témoignage d’Eko Daniel Guétault à propos de la préparation de la toute première genmai sur le site du Dojo de Tours.

Se relier et étudier

Pour approfondir la pratique il est recommandé de se relier à un enseignant, une personne plus expérimentée que nous, ainsi que d’étudier les enseignements des maîtres de notre tradition. La lecture des textes bouddhiques, notamment les sutras, fait aussi partie de notre pratique. La bibliothèque du Dojo propose de nombreux livres et autres ressources documentaires.

Les ouvrages disponibles dans la bibliothèque :

  • les enseignements de maître Taisen Deshimaru
  • les grands textes du bouddhisme ancien (sutras)
  • les enseignements des patriarches du Chan et du Zen
  • les enseignements des disciples de maître Deshimaru

Et beaucoup d’autres livres sur toutes les traditions : bouddhisme, taoïsme, hindouisme… ainsi que sur les pratiques telles que le yoga, le shiatsu, le reiki, etc.

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